ATTENTION : CERTAINES IMAGES DE CETTE VIDEOS SONT CHOQUANTES, AMES SENSIBLES ATTENTION !!!
Aujourd'hui, 29 Avril c'est la journée en souvenir des déportés de la 2nde guerre mondiale.
Pour introduire mon article, voici un poème tiré du livre
"Si c'est un homme", de
Primo
Levi.
Ce livre est un témoignage bouleversant sur l'
extermination des Juifs d'Europe et l'univers
concentrationnaire.
-----------------------|...SI C'EST UN HOMME---------------------------|...
--------------------|...SI C'EST UN HOMME------------------------------|...
------------------Vous qui vivez en toute quiétude-----------------------'-
------------------Bien au chaud dans vos maisons-----------------------.-
------------------Vous qui trouvez le soir en rentrant--------------------'-
------------------La table mise et des visages amis,--------------------.--
------------------Considérez si c'est un homme----------------------------'
------------------Que celui qui peine dans la boue,--------------------'---.
------------------Qui ne connaît pas de repos,-----------------------------'
------------------Qui se bat pour un quignon de pain,--'------------------.
------------------Qui meurt pour un oui pour un non.---------------------'.
------------------Considérez si c'est une femme---------------------------.
------------------Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux''----------
------------------Et jusqu'à la force de se souvenir,---------------------''-
------------------Les yeux vides et le sein froid---------------------------"
------------------Comme une grenouille en hiver.-------------------------''
------------------N'oubliez pas que cela fut,------------------------------'.
------------------Non, ne l'oubliez pas :---------'--------------------------"
------------------Gravez ces mots dans votre coeur.---------'-----'-------.
------------------Pensez-y chez vous, dans la rue,---------------.--------.
------------------En vous couchant, en vous levant ;------'---------------.
------------------Répétez-les à vos enfants.----------'--------------------.
------------------Ou que votre maison s'écroule,-----------''--------------.
------------------Que la maladie vous accable,------------------------'---.
------------------Que vos enfants se détournent de vous-----------------''
------------------Que vos enfants se détournent de vous-----------------''
Primo Levi, "Si c'est un homme".
"Si tu sais quelque chose, et que ton frère l'ignore, alors tu ne sais rien"
Nuit et Brouillard, d'Alain Resnais.
1955 : Alain Resnais, à la demande du comité d'histoire de la Seconde Guerre mondiale, se rend sur les lieux où des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ont perdu la vie. Il s'agit d'Orianenbourg, Auschwitz, Dachau, Ravensbruck, Belsen, Neuengamme, Struthof. Avec Jean Cayrol et l'aide de documents d'archives, il retrace le lent calvaire des déportés...
Documentaire
1955
40 minutes environ.
La vidéo montre un extrait du film d'Alain Resnais...attention des images peuvent choquées.
Paroles de la musique de Jean Ferrat "Nuit et Brouillard" :
Pour
écouter
la
musique :
CLIQUE ICI
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent
Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été
La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir
Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux
Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues
Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers
On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare
Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez
Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent
Pour
écouter
la
musique :
CLIQUE ICI
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Avez-vous déjà vu : "Nuit et brouillard " ?
Avez-vous déja lu : "Si c'est un homme" ?
Ceci est article en mémoire des déportés, aucune pub ne sera acceptée...
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